Châssis coupe-feu pour bureaux tertiaires
EI 30 à EI 120: quatre degrés de résistance au feu encadrés par la classification européenne harmonisée des produits de construction
EI 30 couvre 71 % des linéaires en tertiaire : sur-spécifier en EI 60 ajoute 180 à 240 EUR/m² sans gain réglementaire. En ERP de 5e catégorie, la NF EN 13501-2 et l’arrêté du 25 juin 1980 fixent EI 30 pour le cloisonnement courant entre bureaux fermés. EI 60 devient la règle en IGH catégorie W pour les séparations entre compartiments fonctionnels. EI 120 reste réservé aux parois stratégiques d’IGH et aux gaines techniques principales. Ces degrés sont certifiés par procès-verbal CSTB ou Efectis valide 5 ans (arrêté du 22 mars 2004 modifié, article 5). Sur les opérations livrées par KYTOM depuis 2006, le taux de validation à la première visite de la commission de sécurité atteint 97 % (observation portefeuille interne KYTOM 2018-2024). Cette page détaille le cadre réglementaire, la séquence projet et les arbitrages d’intégration architecturale pour les maîtrises d’œuvre tertiaires.
Le règlement de sécurité contre l’incendie applicable aux ERP (arrêté du 25 juin 1980) et aux IGH (arrêté du 30 décembre 2011) impose des degrés de résistance au feu pour les parois séparatives. La norme NF EN 13501-2 décompose la performance en trois critères : R (résistance mécanique), E (étanchéité aux gaz et fumées), I (isolation thermique). Un châssis vitré coupe-feu de bureaux relève typiquement du critère EI, exprimé en minutes.
Degrés courants en immobilier tertiaire :
- EI 30 : ERP de 5e catégorie, cloisonnement courant entre bureaux fermés.
- EI 60 : IGH catégorie W, séparations entre compartiments fonctionnels.
- EI 90 : zones à risque particulier, archives, locaux techniques.
- EI 120 : parois entre compartiments d’IGH, gaines techniques principales.
Le procès-verbal d’essai, délivré par un laboratoire agréé (CSTB, Efectis), reste valide 5 ans (arrêté du 22 mars 2004 modifié, article 5). Le Code du travail (articles R4216-1 à R4216-31) renforce ces exigences pour les locaux salariés. Sur le portefeuille interne KYTOM 2020-2024, EI 30 représente 71 % des linéaires posés, EI 60 24 %, EI 90 et EI 120 cumulent 5 %.
Position KYTOM, en écart avec une partie de la profession. La doxa AMO sécurité tend à pousser le degré supérieur « par prudence » lors des phases APS. Notre lecture diffère : sur 47 chantiers récents, aucune commission de sécurité n’a refusé un châssis EI 30 conforme à l’arrêté de 1980 dans un ERP 5e catégorie. Sur-spécifier en EI 60 hors IGH n’apporte aucun gain réglementaire et ferme le calepinage à des huisseries de 50 à 70 mm de section visible, au détriment de la finesse de profil recherchée par l’architecte.
Questions fréquentes
Quel degré coupe-feu pour un châssis vitré entre bureaux fermés en ERP 5e catégorie ?
EI 30 selon l’arrêté du 25 juin 1980, sur la base d’un PV CSTB ou Efectis valide 5 ans. Sur 47 chantiers KYTOM 2020-2024, EI 30 représente 71 % des linéaires posés en tertiaire.
Un châssis EI 60 posé dans une cloison EI 30 relève-t-il l’ensemble en EI 60 ?
Non, le maillon faible prévaut : l’ensemble reste classé EI 30. Le degré global d’une paroi séparative correspond à celui de son composant le moins performant, châssis, cloison ou raccord compris. Lors de nos audits préalables, KYTOM relève fréquemment des écarts entre le degré porté sur les plans et le degré réel constaté après vérification des procès-verbaux d’essai délivrés par le CSTB ou Efectis.