Stores et protection solaire: facteur solaire, confort thermique
Le facteur solaire g vise une plage de 0,10 à 0,30, ajustée en fonction de l’orientation de la baie.
Le facteur solaire g 0,15 en extérieur fait économiser 15 à 25% de climatisation, là où un store intérieur en façade sud aggrave l’effet de serre, même classé en performance optique élevée. La protection solaire bureau ne se joue pas sur le choix d’une toile, mais sur la position de l’interception du rayonnement par rapport au vitrage. Un screen ZIP extérieur intercepte le rayonnement solaire avant qu’il ne traverse le vitrage, ce qui réduit fortement les apports thermiques estivaux en façade sud. Budget installé: 80 à 350 EUR HT/m². Trois technologies couvrent la grande majorité des cas observés sur nos projets: screen intérieur, screen ZIP extérieur, brise-soleil orientable.
Le facteur solaire g vise une plage de 0,10 a 0,30, ajustee en fonction de l’orientation de la baie.
Le facteur solaire g exprime la fraction d’énergie solaire transmise par l’ensemble vitrage + protection: g 0,30 transmet 30% du rayonnement, g 0,10 seulement 10%. Une classification normative des performances thermiques (classes 0 à 4) et visuelles des stores sert de référence au dimensionnement.
Les seuils cibles par orientation en climat tempéré français, à titre indicatif:
- Façade sud: g 0,10 à 0,15, protection extérieure recommandée
- Façade ouest: g 0,10 à 0,20, screen ZIP ou BSO
- Façade est: g 0,15 à 0,25, BSO ou screen intérieur performant
- Façade nord: g 0,25 à 0,40, confort visuel prioritaire sur thermique
Les stores ZIP extérieurs atteignent couramment g ≤ 0,15 selon les fiches techniques constructeurs, devant les brise-soleil orientables (g 0,10 à 0,20 selon inclinaison des lames) et les screens intérieurs (g 0,25 à 0,30). La climatisation représente une part significative de la facture énergétique d’un plateau tertiaire, ce qui justifie une attention particulière au facteur solaire des vitrages. Le confort visuel complète le cahier des charges: luminance sur poste de travail sous 3000 cd/m² conformément aux exigences d’éclairage des lieux de travail intérieurs.
Notre lecture diffère de la doxa profession sur un point. Viser systématiquement la classe normative la plus performante (classe 4) en toute orientation est une erreur de dimensionnement fréquente dans les CCTP: en façade nord, viser g inférieur à 0,25 est contre-productif car les apports solaires directs sont quasi nuls et la sur-occultation dégrade l’autonomie en lumière naturelle, augmentant la consommation d’éclairage artificiel de 20 à 35%. De même, sur un plateau déjà équipé d’un vitrage contrôle solaire (Ug < 1,1, g vitrage seul < 0,30), ajouter une protection extérieure offre un gain marginal sous 8% et un ROI énergétique au-delà de 12 ans: un screen intérieur anti-éblouissement suffit alors.
La méthode Kytom en 5 phases croise étude solaire, référentiel normatif de classification des protections solaires et GTB.
La sélection de la protection solaire suit un séquencement orientation par orientation, avec relevage du coefficient Ug du vitrage existant et de la surface vitrée par façade.
- Étude solaire: course du soleil, masques, surface vitrée, Ug du vitrage existant
- Cible g: définition du facteur solaire visé selon NF EN 14501 et orientation
- Scénarios chiffrés: screen intérieur (g 0,25-0,30), ZIP extérieur (g 0,10-0,15), BSO lames (g 0,10-0,20)
- Pilotage: manuel, motorisé 230 V, bus KNX ou intégration GTB avec capteurs anémomètre et solaire
- Réception: mesure de luminance poste de travail (< 3000 cd/m²) et température radiante à 1,10 m du sol
Pour l’architecte et le thermicien: la protection solaire est un paramètre du calcul Th-BCE, pas un accessoire de menuiserie. Le facteur solaire g de l’ensemble vitrage + store entre directement dans le coefficient Bbio et Cep du calcul réglementaire, et conditionne la trajectoire du Décret Tertiaire dont le premier objectif vise au moins -40% de consommation d’énergie finale en 2030. Sur un plateau de 1 000 m² en façade sud, passer d’un store intérieur (g 0,28) à un ZIP extérieur (g 0,13) réduit la puissance frigorifique installée de 15 à 25 W/m², soit un dimensionnement CVC abaissé de 15 à 25 kW: le surcoût 200 EUR/m² du ZIP est compensé dès la phase APD par l’économie sur le groupe froid et les gaines.
La sélection croise budget (80 à 350 EUR HT/m² installé selon le type de solution), contraintes de façade (copropriété, ABF en secteur sauvegardé, classement IGH) et toile technique (ouverture 1 à 5%, classement feu M1 selon NF P 92-503). Le chantier coordonne 4 corps d’état: façadier, électricien KNX, intégrateur GTB, tapissier pour les toiles. La garantie décennale couvre la pose, complétée par 5 à 7 ans constructeur sur les moteurs.
Limites de la méthode. Cette séquence n’est rentable que sur des plateaux supérieurs à 500 m² avec au moins deux orientations exposées: sous ce seuil, le coût fixe de l’étude solaire détaillée et de l’intégration GTB dépasse généralement le gain énergétique attendu. Pour un plateau monolocal de moins de 200 m², un screen intérieur catalogue motorisé sans GTB couvre l’essentiel du besoin sans phase 1 ni phase 4.
Trois technologies de protection solaire comparées: g, vent, prix EUR/m²
Le choix entre screen intérieur, screen ZIP extérieur et brise-soleil orientable repose sur le facteur solaire visé, la résistance au vent disponible, le maintien de la vue extérieure et le budget. Le tableau ci-dessous synthétise les arbitrages que nous observons sur nos projets en France et en Espagne.
| Technologie | Facteur solaire g | Résistance vent | Vue extérieure | Prix HT/m² installé |
|---|---|---|---|---|
| Screen intérieur | 0,25 à 0,30 | sans objet | partielle | 80 à 150 EUR |
| Screen ZIP extérieur | 0,10 à 0,15 | 80 à 120 km/h | nulle (toile) | 250 à 350 EUR |
| Brise-soleil orientable (BSO) | 0,10 à 0,20 | 90 à 130 km/h | conservée | 200 à 300 EUR |
Les valeurs g proviennent des fiches techniques constructeurs; les fourchettes de prix EUR/m² installés reflètent les ordres de grandeur observés sur nos chantiers récents. Le screen intérieur reste la solution la plus économique mais plafonne thermiquement: le rayonnement a déjà traversé le vitrage avant interception. Le ZIP extérieur, monté sur coulisses latérales, est le plus performant en façade sud mais supprime la vue. Le BSO à lames aluminium orientables conserve la vue tout en modulant g de 0,10 (lames horizontales) à 0,20 (lames inclinées à 45 degrés), au prix d’une mécanique plus complexe et d’un entretien renforcé sur joints et roulements.
Quand chaque technologie cesse d’être pertinente. Le ZIP extérieur n’est pas adapté au-delà de 4 m de largeur de baie en zone exposée (vent moyen > 100 km/h, données Météo-France stations côtières): la toile flotte, les coulisses se déforment, l’arrachement devient probable malgré le capteur anémométrique. Le BSO ne se justifie pas sur façade nord ou sur plateau à faible occupation (< 6 h/jour): le surcoût mécanique et la maintenance roulements ne sont jamais amortis. Le screen intérieur est contre-indiqué en façade sud pleine exposition sans vitrage contrôle solaire: l’effet de serre piège la chaleur entre vitrage et toile, dégradant le confort thermique au lieu de l’améliorer.
Questions fréquentes
Quel facteur solaire g viser pour une protection solaire bureau en façade sud?
Viser g 0,10 à 0,15 avec une protection extérieure (screen ZIP ou BSO). Un store intérieur en façade sud plafonne à g 0,25-0,30 et n’intercepte le rayonnement qu’après traversée du vitrage, générant un effet de serre entre toile et verre. Le passage à un store ZIP extérieur permet de réduire fortement les apports solaires, là où le store intérieur ne fait qu’atténuer un rayonnement déjà entré dans la pièce.