Quand le droit numérique habite Haussmann
Pour le Cabinet Haas, nous avons réveillé 300 m² rue La Boétie: moulures restaurées et branding contemporain où 20 avocats du numérique écrivent le droit de demain.
- 300 m²
- 6 mois
- 2018
Concept
Le droit numérique à l'épreuve d'un haussmannien
Bureaux de cabinet d'avocats au 32 rue La Boétie 75008, aménagement haussmannien avec branding contemporain. Cabinet spécialisé droit numérique et propriété intellectuelle.
Situation
Au 32 rue La Boétie, dans le 8e arrondissement parisien, le Cabinet Haas exerce le droit du numérique et de la propriété intellectuelle depuis un immeuble haussmannien patrimonial. Vingt avocats conseillent des acteurs technologiques sur des matières dématérialisées, depuis un plateau de 300 m² aux plafonds de 3,40 m, parquets point de Hongrie, moulures et cheminées d’origine.
Conseiller la tech depuis cet écrin XIXe est devenu l’angle directeur du projet. Plutôt que d’opposer patrimoine et codes contemporains, le parti retenu fut de conserver le maximum d’éléments patrimoniaux et de réserver le geste contemporain au seul mobilier sur-mesure. Livré en 2018 après six mois de chantier, pour 20 collaborateurs.
Kytom a piloté l’opération en interlocuteur unique, du diagnostic patrimonial à la pose du mobilier, sur le calendrier d’emménagement d’un cabinet en structuration.
Coordonner 11 corps d'état dans un immeuble patrimonial sous planning serré
Le défi tenait en trois contraintes simultanées. D’abord, l’immeuble patrimonial: chaque percement, chaque intervention sur les parquets, moulures et cheminées exigeait un protocole de conservation et une coordination avec les règles patrimoniales de la copropriété. Ensuite, la mise aux normes complète d’un plateau ancien, électricité NF C 15-100, plomberie, réseau informatique sécurisé, sans dégrader les éléments d’origine à conserver.
Enfin, un planning verrouillé par l’échéance d’emménagement du cabinet, qui ne pouvait absorber ni double loyer ni report d’activité. À cela s’ajoutait le secret professionnel avocat-client, qui imposait une majorité de bureaux fermés sur 300 m² déjà compartimentés par les murs porteurs haussmanniens. Onze corps d’état devaient s’enchaîner avec une marge d’erreur quasi nulle sur les interfaces.
Deux décisions structurantes: conservation intégrale du patrimoine, mobilier comme seul geste contemporain
Deux arbitrages ont commandé tout le chantier. Première décision: aucune dépose des parquets point de Hongrie, des moulures ou des cheminées. Les parquets ont été déposés lame par lame, restaurés en atelier puis reposés à l’identique; les moulures consolidées sur place. Cet engagement a contraint le passage des réseaux à des cheminements plinthe et plénum, et interdit toute reprise de cloisonnement traversant un élément patrimonial.
Deuxième décision: concentrer le geste contemporain sur le seul mobilier sur-mesure, traité comme lot dominant et non comme finition. Chêne massif, placages clairs, finitions mates, lignes droites, dessinées pour dialoguer avec la matière ancienne sans pastiche. Les cloisonnements fermés exigés par le secret professionnel ont été positionnés dans l’axe des enfilades d’origine, préservant les perspectives traversantes du plateau.
Autour de ces deux partis, les onze lots se sont ordonnés: diagnostic patrimonial et relevé des hauteurs, conception en atelier avec les associés, exécution des lots techniques (NF C 15-100, plomberie, câblage structuré, éclairage redessiné pour les corniches), puis pose. Le pilotage unique a tenu les six mois entre ordre de service et livraison, sur un chantier où chaque interface technique croisait une contrainte patrimoniale.
300 m² livrés en 6 mois, 95% de mobilier réemployable, conception notée 5/5
Le projet a été livré en 2018 dans le délai contractuel de six mois, sans dépassement OPEX pour le cabinet. Vingt avocats ont pris possession des 300 m² selon le calendrier prévu, avec une infrastructure réseau opérationnelle dès le premier jour.
La conception, axe le mieux noté (5/5) de la grille de pilotage interne, valide le parti pris des associés: faire du contraste haussmannien-contemporain l’argument même du cabinet auprès de ses clients tech, plutôt que de le neutraliser. L’inversion fonctionne aussi en sobriété matière.
Sur un immeuble patrimonial où la marge RSE est structurellement contrainte, la conservation intégrale des parquets, moulures, cheminées et hauteurs sous plafond a limité les dépenses neuves au mobilier et aux lots techniques. Le mobilier installé est réemployable à 95%, recyclable à 90%, réparable à 90%, avec 30% de composants intégrant déjà de la matière recyclée.
La part patrimoniale conservée constitue le premier levier de sobriété du projet, avant même les caractéristiques du mobilier neuf.
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Mise en œuvre
Durabilité
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