Le bâtisseur met ses équipes en scène
Pour Soriev à Villeurbanne, 113 m² rénovés en manifeste industriel chic: matières brutes et lumière naturelle révèlent l'ADN d'un métier d'exception.
- 113 m²
- 2025
Concept
Le bâtiment se met en scène pour ses équipes
Soriev est un acteur du secteur du bâtiment. Le projet 2025 a livré 113 m² à Villeurbanne en signature industrielle adaptée au métier.
Situation
Soriev pilote des chantiers depuis Villeurbanne. Le siège accueille à la fois des équipes terrain qui rentrent en bottes du chantier et des partenaires professionnels du bâtiment qui jugent les matériaux à la lecture. En 2025, Kytom a requalifié 113 m² au sol en plateau industriel-tertiaire, calibré pour une équipe qui partage son temps entre bureau et site de production.
La contrainte centrale: un public client interne et externe qui ne se laisse pas tromper sur la matière, donc impossible de simuler le béton brut ou le métal avec des finitions décoratives. Trois priorités contractualisées au cadrage: qualité du design, fonctionnalité quotidienne, bien-être des équipes. Le siège devient pièce à conviction du métier, lu en premier par des professionnels du secteur.
113 m² à traiter avec une enveloppe technique et écologique serrée
Le défi tenait moins à la surface qu’à l’équation matérielle. Sur 113 m², il fallait construire une identité industrielle assumée et crédible auprès d’un public de professionnels du bâtiment, donc exigeant sur la lecture des matériaux, tout en composant avec une enveloppe technique limitée et un budget cadré. L’éco-conception a été abordée par le levier du réemployable plutôt que par la surenchère matérielle.
Deux contraintes d’usage ont structuré les arbitrages: l’accessibilité PMR, traitée comme donnée d’entrée dès le tracé, et la captation de la lumière naturelle, condition de confort visuel sur un plateau dense de 113 m². Côté process, la direction Soriev a tranché les intentions architecturales avant tout engagement matériel, ce qui a verrouillé budget et calendrier dès l’esquisse.
Deux décisions structurantes: trame nue exposée et lots techniques en parallèle
Première décision: le curage a mis à nu la trame structurelle du bâtiment villeurbannais. La hauteur libérée a été exposée comme parti architectural plutôt que rattrapée par un faux-plafond continu. Le métal de structure, le béton des dalles et la trame technique deviennent eux-mêmes la matière lue par les visiteurs professionnels, sans surcouche décorative.
Cette mise à nu a imposé une refonte coordonnée des lots techniques: électricité, plomberie, câblage informatique et réseau ont été redéployés en parcours apparents mais ordonnés, accessibles pour maintenance, avec éclairage LED dimensionné pour prolonger la lumière naturelle captée en façade.
Seconde décision: un seul faux-plafond partiel a été conservé sur les zones de concentration, intégrant éclairage scénographié et pilotage des températures de couleur, le reste du plateau restant ouvert sur la structure. Le space planning a séparé trois flux (concentration individuelle, réunions internes, accueil partenaires) sans circulations parasites, PMR intégré au tracé.
Le cloisonnement combine fixe pour la pérennité et amovible sur les zones susceptibles de reconfiguration. Sols calibrés par usage: résine sur circulations pour la robustesse et la lecture technique, moquette en zones de concentration pour l’absorption acoustique, revêtement chaleureux sur les espaces collaboratifs. Peinture, décoration et vitrophanie ont fermé la composition. Pilotage en lot unique: séquencement tenu sans rupture entre corps d’état.
Personnalisation 5/5, gestion projet 5/5, 95% de mobilier réemployable
Le projet est noté 5/5 sur la personnalisation et 5/5 sur la gestion projet, traduction d’un cadrage tenu de bout en bout et d’une signature matérielle calibrée au métier Soriev. Conception, fonctionnel et bien-être ressortent à 4/5, validant les trois priorités contractualisées au brief: design lisible, flux fonctionnels, confort acoustique et lumineux.
Sur le volet RSE, le mobilier installé affiche 95% de réemployable, 90% de recyclable, 90% de réparable et 30% de matière recyclée.
Le choix d’exposer la trame structurelle plutôt que de la masquer a produit deux effets observés: la signature tient face au regard de professionnels du bâtiment, qui lisent directement la matière au lieu d’inspecter les finitions, et la prochaine reconfiguration s’effectuera sans casse matérielle puisque le second œuvre amovible et le mobilier réemployable se redéposent.
Les 113 m² livrés à Villeurbanne fonctionnent comme pièce à conviction du métier: le siège se laisse lire par ceux qui savent lire un chantier.
Mise en œuvre
Durabilité
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