Quand la sécurité IT épouse Haussmann
Pour Deverywhare, nous avons métamorphosé 300m² parisiens en un QG technologique où 20 experts orchestrent la cybersécurité, entre moulures classées et infrastructures réseau de pointe.
- 300 m²
- 2 mois
- 2011
Concept
La sécurité IT prend ses quartiers parisiens
Création de bureaux modernes pour une start-up technologique dans la sécutité IT
Situation
En 2011, Deverywhare, éditeur français de cybersécurité, confie à Kytom l’aménagement de son siège parisien: 300 m² dans un immeuble haussmannien patrimonial, pour installer 20 ingénieurs en deux mois. Plafonds 3,80 m, moulures conservées, parquet point de Hongrie d’origine, menuiseries protégées. Le bailleur livre un plateau nu, sans électricité aux normes.
La commande tient en une contrainte structurante: faire passer un câblage catégorie 6A redondant, sept lots techniques et 20 postes informatiques dans un bâti protégé, sans toucher aux éléments patrimoniaux, en huit semaines, avec un budget de jeune pousse en levée. Les DSI grands comptes reçus en clientèle entrent par le hall haussmannien d’origine avant le briefing technique.
Immeuble patrimonial, planning de huit semaines, budget de start-up
Trois contraintes se superposent au cadrage. L’immeuble patrimonial restreint les interventions sur moulures, parquets et menuiseries d’origine: aucun percement traversant, aucune dépose. Le planning fixe huit semaines entre état des lieux et arrivée des équipes, sans fenêtre de rattrapage. Le budget, calibré sur une levée de seed, interdit tout avenant et impose un arbitrage technique permanent entre restauration et intervention neuve.
S’y ajoute la mise aux normes électriques complète d’un plateau livré nu par le bailleur, plus le passage d’un câblage informatique catégorie 6A redondant.
La difficulté réelle se situe ailleurs que dans le choix patrimoine contre fonctionnalité: il faut coordonner sept corps d’état en parallèle, sur un site protégé, avec un calendrier qui ne tolère aucun glissement de plus de trois jours sur le chemin critique.
Deux décisions structurantes: faux plafonds techniques en périphérie et cloisons autoportantes
Deux choix techniques ont conditionné tout le reste. Premier choix: plutôt que de percer les moulures pour passer câbles et ventilation, Kytom a créé des faux plafonds techniques en périphérie des pièces, décalés de 60 cm des corniches, laissant les moulures centrales entièrement visibles. Tout le câblage catégorie 6A et le relamping LED transitent par ce caisson périphérique démontable.
Second choix: cloisons amovibles autoportantes, posées sans fixation sur les murs d’origine, pour délimiter open space, salles de réunion confidentielles et espace client sans toucher au bâti. La réversibilité devient totale: un déménagement futur ne laisse aucune trace.
Une fois ces deux partis pris arrêtés, la séquence s’enchaîne: audit patrimonial, restauration du parquet point de Hongrie, curage ciblé, puis exécution coordonnée des sept lots (électricité, câblage, baies de brassage surdimensionnées pour absorber la croissance d’effectif, cloisons, relamping LED par zone, peinture, agencement sur mesure pour tenir 15 m² par poste). Pilotage hebdomadaire sur site, en mode design & build clé en main.
300 m² livrés en deux mois, 20 postes installés, 90% de matières réparables
Les 300 m² ont été livrés dans les huit semaines contractuelles, 20 postes opérationnels à l’arrivée des équipes, sans avenant budgétaire. Le pari des faux plafonds périphériques et des cloisons autoportantes paye sur trois plans.
Plan technique: la couche IT (câblage 6A, baies surdimensionnées, relamping LED) est intervenue sans aucune dépose d’élément patrimonial, ce qui a évité la procédure ABF et fait gagner trois à quatre semaines sur le planning théorique. Plan économique: la réversibilité intégrale signifie qu’un futur déménagement ne génère aucun coût de remise en état du bail.
Plan circulaire: 90% des composants posés sont réparables, 90% recyclables, 95% du mobilier réemployable lors d’un déménagement, 30% de matière recyclée sur l’ensemble des fournitures. Pour un projet livré en 2011, antérieur à la formalisation des indicateurs d’économie circulaire chez Kytom, ces niveaux découlent directement du parti pris initial: ne rien fixer au bâti protégé oblige à choisir des composants démontables, donc réparables et réemployables.
Plus de photos du projet
Mise en œuvre
Durabilité
Visualisations et schémas propriété de KYTOM SAS, reproduction interdite sans autorisation écrite.